Saison de Chasse 2012

MicrophoneCi joint des extraits d’un récent discours du Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, Bernard BAUDIN:

[…]

Le Gibier pour l’Ouverture 2012 – Entre abondance et prudence
Printemps et été pluvieux ont eu pour conséquence, une situation fortement contrastée selon les territoires et les espèces.

 

Le Petit Gibier à plumes

Exception faite du pigeon ramier, des grives et, selon les zones, des faisans, l’ouverture sera marquée par la situation très difficile de la perdrix grise.
« Année noire », soulignent même les départements du Nord de la France dans lesquels les couvaisons ont été noyées par les intempéries. Dans ces départements, les Fédérations prévoient des réunions d’urgence pour adopter des mesures exceptionnelles.
La perdrix rouge, sa cousine, connaît une situation moins dramatique sur sa zone d’occupation naturelle mais presque aussi tendue ailleurs.

Le Petit Gibier à poils
Par contraste, lièvres et lapins ont très bien tiré leur épingle du jeu.
Le lièvre confirme sa progression et même son abondance sur les territoires aux GIC actifs. Les retards de fauche ont contribué à la préservation de l’espèce.
Pour le petit gibier, il faut souligner le caractère essentiel des aménagements réalisés par les chasseurs, la nécessité d’étendre les actions d’Agrifaune et de continuer à réguler les espèces envahissantes et nuisibles.

Le Grand Gibier
La situation est au beau fixe pour le chevreuil qui a pu trouver une nourriture variée et abondante et a été protégé par les retards de fauche.
Le sanglier est signalé en hausse par tous les indicateurs. Les populations sont abondantes et les fruits forestiers absents. Dès cet été, les Fédérations ont pris des mesures strictes pour éviter tout débordement à une période où les prix des céréales continuent à s’emballer.
En altitude, le gibier de montagne poursuit sa colonisation des massifs où son seul frein est le loup.

[…]

La Chasse, acteur de l’économie verte
Après la Conférence de Rio et sous la plume du Président du Muséum National d’Histoire Naturelle, Monsieur G. BOEUF, j’ai noté le commentaire suivant :

« 40 % de l’économie mondiale repose sur l’utilisation de la diversité biologique, elle représente donc un facteur clef de l’économie verte. »

Cette analyse rejoint le constat de l’INSEE qui note que de 2004 à 2010, le nombre d’emplois liés à l’environnement a augmenté de plus de 20 %. Les éco-activités sur notre territoire, ce sont 450 000 salariés, ¼ d’entre eux sont des « emplois verts » dédiés à la gestion des ressources naturelles.

La chasse, avec plus de 20 000 emplois directs et indirects, non délocalisables, un bénévolat qui représente l’équivalent « temps plein » de 11 000 emplois, s’avère donc en France, l’un des contributeurs majeurs de notre économie verte nationale.

Sur le terrain, ce constat se confirme. Un exemple, la DREAL de Poitou-Charentes avec l’enquête récemment menée auprès des 1 462 Communes de la région.
Interrogés sur les associations qui participent, soutiennent et initient les actions en faveur de la biodiversité, les élus locaux placent les associations de chasse comme leur premier partenaire devant les syndicats de riverains, les associations de pêche et les autres acteurs, dont les APN.

De fait, sur le terrain, les chasseurs, leurs associations spécialisées, leurs structures fédérales, s’investissent dans des actions de restauration d’habitats et dans la gestion d’espèces.

[…]

Pour souligner la diversité de ces interventions, nous avons édité un document à destination des Maires et des Collectivités locales, sous le titre « Notre Force Verte à votre service ». Il sera diffusé à chaque Commune de France et présenté à l’occasion du prochain Salon des Maires auquel nous participerons.

Je prendrai deux autres exemples de la réalité de notre implication territoriale.

Pour faire le point de la contribution de notre réseau à la politique nationale de conservation de la biodiversité et des aires protégées, nous venons de conduire une enquête sur l’ampleur des réserves de chasse françaises. Cette évaluation est à la fois quantitative – quelles sont les surfaces concernées ? – et qualitative – quelles sont les actions de gestion menées ?

L’année médiane de création de ces réserves est 1985. S’y côtoient les espèces protégées remarquables (lynx banal, gypaète, loutre……) et les espèces ordinaires chassables ou non. 80% des surfaces de ces réserves font l’objet de mesures d’entretien et de gestion, en clair, la chasse y est pratiquée. Qualitativement, la chasse est bien une chance pour les espèces, même protégées.

Quantitativement, il s’avère que la chasse française reçoit la médaille de bronze sur le podium olympique de création des aires protégées. Plus de 3 millions d’hectares sont directement gérés par les chasseurs au sein de 26 000 réserves de chasse et de faune sauvage (Natura 2000 : 11 041 400 ha – P.N.R : 7 547 100 ha).

Enfin, et ce sera mon dernier chiffre, le Commissariat Général au Développement durable, a mené une étude sur l’évaluation économique des services rendus par les zones humides dans le cadre du P.N.R des marais du Cotentin.
La valeur des zones humides de ce P.N.R est comprise entre 117 et 218 millions d’Euros par an. La chasse y contribue pour un investissement allant de 8,4 à 16,6 millions d’euros, soit plus de 7 % de la valeur économique totale.
Ce chiffre est proche de l’enquête conduite par le CEMAGREF auprès des Communes rurales pour lesquelles la chasse représente près de 5% des ressources de la Commune. C’est aussi l’effet d’un tourisme de proximité.

Ce qui est vrai pour le Cotentin, l’est également dans d’autres régions. Au total, les chasseurs protègent et entretiennent près de 90 000 hectares de ces berceaux de biodiversité. A raison de 3 000 euros par hectare, en moyenne, je vous laisse le calcul de l’ampleur de cet investissement !

L’apport des chasseurs à la biodiversité se chiffre en milliers d’emplois et en millions d’euros, c’est donc à juste titre que la chasse peut se prévaloir de figurer parmi les champions de l’Economie Verte.

[…]

Source: FNC.

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