91 modes de chasse en Essonne

janvry_4210_credit_felipe.SanguinettiDans l’Essonne, nous pouvons pratiquer de nombreux modes de chasse : seul ou entre amis, avec ou sans chien, en battue, à l’approche, au vol, à l’arc, au bois ou en plaine…

La chasse représente à la fois un art de vivre, une démonstration du respect que nous avons pour la nature et l’environnement, et un loisir pour certains. Cet héritage témoigne d’une culture souvent ancestrale, transmis de génération en génération, dans le plus grand respect de la nature et des animaux qui la composent. Loin d’adopter la posture d’un spectateur de cette nature, le chasseur devient en réalité un acteur qui s’immerge en elle pour mieux la connaître.

La Chasse en battue

Gibiers : le faisan, canard, perdrix rouge, perdrix grise.
Les chasseurs participant à une battue se divisent en deux groupes. Les rabatteurs ou les traqueurs, armés ou non, poussent le gibier vers une ligne de tireurs postés. Les tireurs qui se postent soit en ligne, soit en cercle, parfaitement immobiles jusqu’à la venue du gibier.

La Chasse devant soi
Gibiers : le petit Gibier, comme la Grive, le Pigeon, le Lapin, le Faisan et la Bécasse.
C’est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions. Le chasseur marche en avant, libre, sans contrainte (hormis celles du territoire et de la gestion de la faune sauvage), en explorant la campagne. Elle se pratique souvent seul ou à deux fusils. Les grives et les pigeons sont chassés à « cul levé » : le chasseur longe les haies et tire sur les oiseaux après leur envol. La chasse devant soi peut également se pratiquer en compagnie d’un chien d’arrêt, ou à l’aide d’un chien « broussailleur », communément appelé « leveur de gibier ». Différents des chiens d’arrêt, ils trouvent le gibier et le font partir sans le poursuivre. Ces chiens, comme le Cocker ou le Springer, sont très vifs et excellents dans les broussailles, fourrés, ronciers, etc.

La Chasse au chien d’arrêt
Gibiers : dans l’Essonne, ce type de chasse est surtout pratiquée pour le gibier à plumes, tel que la Bécasse des bois, le Faisan, la Perdrix, mais aussi pour le canard.
Le chasseur avance face au vent afin que son chien puisse sentir l’odeur du gibier. Une fois qu’il l’a détecté, il s’immobilise comme une statue. Cette posture constitue un avertissement pour le chasseur qui peut alors faire partir le gibier et le tirer. Si ce dernier est touché, le chien le rapporte fièrement à son maître. Pour ce mode de chasse, l’essentiel du plaisir réside donc dans la qualité de travail du chien. Les races les plus utilisées sont l’Épagneul breton, le Braque et le Setter.

La Chasse au chien courant
Gibiers : le Grand (Chevreuil, Sanglier) et le Petit Gibier (Lièvre et Lapin).
Les chiens sont chargés, grâce à leur flair, de trouver l’endroit où est situé l’animal recherché. Ils peuvent alors « le rapprocher », c’est-à-dire remonter l’odeur jusqu’à l’animal puis « le lancent » (le font démarrer) et le mènent (le poursuivent en aboyant) jusqu’à le faire passer devant les chasseurs qui l’attendent sur un passage couramment utilisé (la coulée). Les races de chiens utilisées sont très nombreuses : 80 races de chiens courants en France !

La Chasse au gros en battue
Gibiers : le Sanglier, le Chevreuil, le Cerf et le Renard.
Les chasseurs participant à une battue se divisent en deux groupes. Les « rabatteurs » ou les « traqueurs », armés ou non, poussent le gibier vers une ligne de tireurs postés. « Les tireurs » qui se postent soit en ligne, soit en cercle, parfaitement immobiles jusqu’à la venue du gibier. Pour le Sanglier, les chasseurs « font les pieds » tôt le matin, c’est-à-dire qu’ils cherchent les traces laissées par le gibier pour le localiser. Puis, ils envoient l’équipe de « rabatteurs » à leur recherche. Parfois, le gibier tente de « faire le change » : il ruse en menant les chiens vers un autre animal. Pour empêcher ce stratagème de fonctionner, les chasseurs dressent parfois leurs chiens à ne chasser qu’un seul type de gibier (on dit « qu’ils le créancent »).

La chasse au gros à l’approche
Gibiers : le Sanglier, le Chevreuil, le Cerf.
La chasse à l’approche nécessite patience, goût de l’effort et amour du silence pour expérimenter une grande intimité avec la nature. Ecouter, observer, puis reconnaître le grand gibier, avant de s’en approcher dans la plus grande discrétion. Voilà un challenge extrême pour un chasseur solitaire à la recherche d’un chevreuil ou d’un cerf. C’est déjà chose délicate de réussir une approche. Mais, pour prélever raisonnablement, ce chasseur doit aussi respecter des consignes de tir strictes fixant l’âge et le sexe de l’animal qu’il peut chasser.

La chasse à l’affût
Gibiers : le Sanglier, le Chevreuil, le Cerf.
Cette fois, le chasseur se dissimule au sol ou dans un mirador (plate-forme surélevée généralement en bois) pour guetter le gibier. Il attend que l’animal vienne à sa portée pour le tirer. Ce mode de chasse permet l’identification précise de l’animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule.

La chasse au vol ou l’art du dressage
Gibiers : le petit Gibier, comme la Grive, le Pigeon, le Lapin, le lievre, ou le Faisan.
On utilise des oiseaux de proie pour capturer le gibier. La chasse au vol constitue sans doute l’un des modes de chasse le plus difficile car il requiert en amont un long travail de dressage avec un oiseau de proie (rapace), que l’on ne peut détenir qu’avec une autorisation spéciale. Par ailleurs, l’entretien de l’oiseau exige beaucoup de temps, de savoirs et des territoires giboyeux.
– Le haut vol : Aussi appelée Fauconnerie, car le chasseur utilise un faucon, la chasse de haut vol consiste à lancer le rapace « en piquet », c’est-à-dire en direction du sol pour capturer ses proies, souvent des perdrix ou des faisans.
– Le bas vol : « L’Autourserie », ou le bas vol, est pratiquée à l’aide d’autours, d’éperviers, ou d’aigles. Pour ce mode de chasse, le rapace poursuit sa proie à l’horizontal (divers oiseaux, Lapin, Lièvre et même Renard).
La Fauconnerie a été reconnue en novembre 2011 « patrimoine culturel immatériel » par l’Unesco.

La chasse à l’arc, au plus près de l’animal
Gibier: Tous les types de gibiers peuvent être chassés à l’arc (lapin, lièvre, oiseaux, grand gibier…). Le matériel, notamment les pointes de flèches, doit surtout être adapté en fonction du gibier choisi.
Longtemps interdite car assimilée à tort à du braconnage, la chasse à l’arc est reconnue depuis 1995. Elle nécessite impérativement de détenir le Permis de chasser et de passer une formation spécifique. Si les jeunes chasseurs peuvent l’expérimenter, elle séduit souvent ceux qui ont beaucoup chassé et qui recherchent des difficultés et des sensations nouvelles. Elle attire aussi tous ceux qui ne souhaitent plus chasser au fusil.
La Chasse à l’arc est silencieuse et se pratique principalement à l’approche ou à l’affût. Très difficile, elle demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux. Car pour décocher à coup sûr une flèche au gibier, le chasseur doit s’en approcher le plus possible (à environ 15 mètres). Dans ces conditions, le chasseur doit rester le plus invisible possible pour s’immerger dans la nature. Pour cela, il porte une tenue de camouflage de la tête aux pieds !

Le Déterrage
Gibier: animaux nocturnes, vivants sous terre comme le Renard, le Blaireau ou le Ragondin.
C’est un mode de chasse qui demande beaucoup d’endurance. Le maître d’équipage prospecte les zones de terriers pour identifier les indices de présence du gibier. Si le chiens confirme ces indices, il part en chasse dans le terrier. Une fois sous terre, il pousse l’animal au fond du terrier et manifeste sa présence à l’équipage par des aboiements. Cette action permet de le localiser. Enfin, équipé d’outils de terrassement, l’équipage creuse le plus rapidement possible pour attraper l’animal et récupérer le chien. Pour ne pas trop les fatiguer, les chiens sont relayés à tour de rôle dans le terrier.Les chiens les plus employés pour cette chasse sont les Fox Terrier et les Teckels.

Le Furetage
Gibier: Lapin.
Le Furet remplace le chien. Il s’introduit dans les terriers de Lapin pour les faire fuir et les entraîner vers la sortie où les chasseurs les attendent équipés de « bourses » ou filets. Le Furetage permet aussi de « reprendre » des lapins, c’est-à-dire : capturer vivants des lapins afin de repeupler d’autres territoires qu’ils ont déserté. Pour cela, il faut avoir demandé une autorisation délivrée par la préfecture.

La chasse au gibier d’eau
Gibier: Canard colvert, la Sarcelle, et la Bécassine (rare dans l’Essonne).
Il existe trois principales façons de chasser le gibier d’eau : la chasse à la botte, à la passée et à la hutte.
– « La Chasse à la hutte » : en Essonne, cette chasse n’est quasiment pas pratiquée. Le principe : le chasseur est caché dans une hutte et tire les canards qui passent.
– « La Chasse à la botte » : le chasseur marche le long des cours d’eau jusqu’à trouver un oiseau à sa portée (Canard colvert, Sarcelle, Bécassine…), puis le tire.
– « La Chasse à la passée » : le chasseur se dissimule dans les roseaux au crépuscule jusqu’à ce qu’un oiseau passe à portée de tir. Certains chasseurs sont accompagné d’un chien de « rapport », c’est-à-dire capable de rapporter le gibier tué, y compris dans l’eau.

Source ONCFS; Fédération des Chasseurs de l’Isere.

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